Un peu d’Histoire : les Francs

 

Les Francs faisaient partie des peuples barbares germaniques bien connus des Romains. Au début du Ve siècle, ils se dirigèrent vers le sud, le long du Rhin jusqu’en Gaule Romaine (la France actuelle). Toutefois, à la différence des autres peuples germaniques, les Francs n’ont pas réellement quitté leur territoire mais l’ont plutôt étendu. Clovis, un chef franc, vainquit les dernières armées romaines présentes en Gaule et rassembla les Francs sous son commandement, prenant le contrôle d’une grande partie de l’Europe occidentale. Au cours du siècle qui suivit, le royaume des Francs élabora progressivement ce qui allait devenir la France actuelle.

Le royaume de Clovis fut partagé à sa mort entre ses quatre fils, comme cela était l’usage. Ce partâge aboutit à plusieurs siècles de guerre civile et de luttes intestines pour l’accès au trône. Vers la fin du VIIe siècle, les rois Mérovingiens (les descendants de Clovis) n’étaient souverains que de nom. Au début du VIIIe siècle, Charles Martel endossa le titre de maire du palais, aux côtés du roi Mérovingien Thierry IV, et prit les rênes du pouvoir. Il enrôla les Francs dans une armée de cavalerie et son zèle au combat lui valut de la part de ses ennemis le surnom de Charles le Marteau. En 732, la cavalerie franque vainquit les envahisseurs musulmans qui venaient d’Espagne au cours de la bataille de Poitiers, arrêtant définitivement l’expansion de l’islam par le sud-ouest.

Le fils de Charles Martel, Pépin le Bref, fut consacré roi des Francs par le pape en témoignâge de reconnaissance pour sa participation à l’expédition menée contre les Lombards en Italie. Pépin fonda la dynastie carolingienne, dont l’un des plus importants dirigeants fut Charles le Grand, appelé également Charlemagne, qui gouverna de 768 à 814. Il fit du royaume des Francs un empire et fut l’instigateur d’une renaissance des arts et des sciences en Occident. L’empire de Charlemagne fut partagé entre ses petits-fils avant d’être, par la suite, recomposé en deux royaumes distincts. La partie occidentale devint le royaume de France. Cependant, les rois qui suivirent perdirent peu à peu le contrôle politique de la France. L’autorité centrale se désagrégea sous la pression des guerres civiles, des conflits frontaliers et des raids vikings. Les soldats et l’argent nécessaires à la guerre ne pouvaient être obtenus qu’en échange de concessions accordées aux propriétaires terriens. Les fiefs devinrent héréditaires et leurs propriétaires devinrent des seigneurs féodaux ayant leurs propres vassaux. À partir du Xe siècle, la France se retrouva morcelée en domaines féodaux qui agissaient comme autant d’états indépendants.

En 987, Hugues Capet fut élu roi de France par la noblesse française, principalement parce que le fief de ce dernier, concentré autour de Paris, ne constituait pas un domaine important : Hugues Capet ne semblait pas représenter, aux yeux de la noblesse, une menace sérieuse. Il fonda la dynastie capétienne qui oeuvra pendant deux siècles à la reconquête du pouvoir. Les rois capétiens prirent un certain nombre de mesures : ils sécurisèrent les routes du royaume, ajoutèrent à ce dernier de nouveaux territoires, encouragèrent le commerce et accordèrent des privilèges royaux pour la construction de villes et de fiefs sur des terres inoccupées. En s’alliant à l’Église, les Capétiens bénéficièrent de son influence culturelle, politique et économique. L’abrogation du syste héréditaire dans les ministères permit de fidéliser les agents administratifs et de rendre ces institutions plus efficaces.

Trois souverains, en commençant par Philippe II en 1180, se distinguèrent en faisant de la France l’une des plus importantes nations d’Europe. Ils améliorèrent le fonctionnement du gouvernement, encouragèrent un commerce en pleine expansion, mirent en place un syste de collecte de taxes efficace et renforcèrent leur position à la tête de la hiérarchie féodale. Une assemblée nationale appelée "états généraux" fut bien mise en place, mais elle n’avait pas réellement de pouvoir et fut parfaitement ignorée.

De 1337 à 1453, la France et l’Angleterre s’affrontèrent dans un long conflit appelé la Guerre de Cent Ans. Cette guerre devait trancher la question de l’appartenance des terres françaises dont les rois anglais avaient hérité. La victoire française permit d’asseoir la position du roi, désormais l’homme politique le plus puissant du royaume.

 

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